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Salé Un refuge de pieux Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   

Sidi Bouhaja

Une part importante de la réputation de Salé, à la fois pour ses habitants, et pour les étrangers, a été sa qualité particulière d'être le refuge des pieux. Sa célébrité en tant que telle existait depuis le 12ème S. Le renom de Salé décrit par Ben Ali dans un ordre ascendant, était dû à sa civilisation, son commerce, le point de départ pour la guerre sainte (toughour aljihad), la partie des saints (maoutine as-sadate) et le refuge des ascetes et des savants.
Au 17ème S., le célèbre juriste Al Youssi se référantà cette tradition écrivit dans un poème que Salé faisait l'objet de voyage pour ceux qui voulaient vivre en ascètes.
Et jusqu'à nos jours, les habitants de Fès parlent de Salé comme étant une retraite (Khalwa). Deux parmi les saints les plus vénérés de Salé vivaient au 6ème siècle. (1106-1202). Leurs biographies nous montrent la conception qu'avaient les savants de Salé, de l'héritage historique et caractère de leur cité. Ces biographies soulignent également les idéaux humains et les valeurs religieuses qui étaient estimés par la société.
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I - Ibn Al-Abbas :
Sidi Bel Abbas, ainsi connu à Salé mourut en 540 A.H/1145 et fut enterré au delà de Bab Fès (La porte principale, le long du rempart est de Salé) dans un cimetière portant son nom. On dit qu'il était un homme très riche qui a vécu longtemps à l'écart des gens et des choses de ce monde, distribuant toute sa fortune en aumône pour se dévouer à Dieu. Quand il sentit que sa mort fut proche, il creusa sa propre tombe. Sa célébrité s'étendit petit à petit. Deux cents plus tard seulement un beau sanctuaire fut construit au-dessus de sa tombe par le Sultan Mérinide, Abou Inane (d. 1358). Quand le sanctuaire tomba en ruine, Moulay Ismaïl (1672-1727), le restaura sous sa forme actuelle et désigna un des membres de sa maison, Moulay Mohamed Ben Saïd, un Alaoui très distingué, pour s'en occuper. Les revenus de sa tombe, aussi bien que ceux de Sidi Moussa, que nous allons mentionner plus bas, restèrent entre les mains des descendants de ce Chérif Alaoui qui s'était installé à Salé au début du 17ème S.
Ainsi la vie exemplaire de Sidi Bel Abbas se perpétua dans la mémoire des Slaouis par sa tombe, renforcée par les symboles religieux et les valeurs de la communauté

II - Abou Moussa :
Un autre sanctuaire important, est celui où Abou Moussa Ad-Dukkali (Sidi Moussa) est enterré, un homme pieux, et dévoué qui vivait au 6ème S. A.H/12ème A.D. Selon les Hagiographes, il était un "simple d'esprit" ( Bouhali ). Il se nourrissait de ce qui appartient à chacun (Al-Mubah), telles que les plantes qui poussaient sur le sol, le long de l'océan. Il achetait chaque jour du pain, 2 miches pour lui et le reste pour les pauvres. Chaque année pendant la période du pèlerinage, il disparaissait. Il prétendait qu'il allait rendre visite à sa famille dans les Doukkala (région d'El Jadida). Les disparitions se produisaient pendant 12 ans, jusqu'à ce que des pèlerins, de retour du pèlerinage racontèrent, qu'ils l'avaient vu au Hijaz. Parmi les autres miracles (Karamat), on disait qu'il transformait les brindilles amères en choses douces. Il raccourcissait aussi les chemins. Il prépara les frais de ses funérailles avec les quelques économies de ce qu'il avait gagnait en gardant un vignoble à Alexandrie. Cet argent et un Coran, était tout ce qu'il possédait comme objet de valeur.
La chambre où il avait l'habitude de passer la nuit est encore vénéré à Salé. C'est le coin qui est de nos jours le tribunal du Cadi de Salé; un vieux bâtiment qui fut successivement un dépôt de vente d'huile (fundug al-sayt) durant la vie du Saint, une école de médecine durant le règne des Mérinides (1213-1465), et puis un Hôtel (fundug Askur) pour les marchands de la campagne qui y apportaient leurs marchandises (jusqu'après la première guerre Mondiale).
Lorsque le Saint mourut, tout le monde voulait l'enterrer dans son jardin. Il fut d'abord enseveli à l'intérieur de la ville, dans le jardin des Banou Achara; 7 jours plus tard on le transféra dans la site du tombeau, le long de la côte, à un mille environ de la cité. Là, une femme appelée Bent Zyadat Allah construisit une riche et magnifique coupole, restaurée plus tard par Moulay Ismaïl (1672-1727).
Jusqu'au début de ce siècle, au mois d'Août une fête annuelle se tenait encore sur la tombe de Sidi Moussa. Elle durait 3 jours, et attirait une grande partie des habitants de Salé et des campagnards des environs. Ces derniers venaient en caravanes et dressaient leurs tentes le long de l'Océan. Cette fête particulière, en dépit de ses liens avec une vieille tradition, datait seulement du début du 18ème S. Quand un chérif Alaoui fut nommé responsable du tombeau. Le Moussem attirait beaucoup plus d'étrangers que tout autre événement. L'image populaire de Sidi Moussa faisait partie des vertus ascétiques et mystiques qu'on trouve dans la littérature Hagiographique, et son idéalisation comme un travailleur agricole, est un lieu commun pour beaucoup de citadins Slaouis.
En plus e ces affinités et de l'estime qu'on avait de Salé, la baraka reçue en visitant le tombeau de Sidi Moussa, et le fait de se baigner dans les grottes avoisinantes étaient considérées comme spécialement bénéfiques. Elle guérissait les femmes stériles.
Un Saint du 12ème S. enterré à Salé, moins connu, était Abou Ali Acharichi Al Bakaï, originaire d'Andalousie. Ses vertus et ses hautes qualités religieuses étaient exemplaires parmi la population de Salé. On disait que chaque fois qu'il entendait la récitation d'un verset du Coran ses yeux se remplissaient de larmes.
Sa piété était telle qu'il fit 12 fois le mélerinage à la Mecque.
Son tombeau est dans une Zaouia, une petite mosquée avec coupole ou une loge (habituellement érigé sur la tombe d'un saint musulman, qui servait parfois d'école ou d'hospice pour un ordre religieux) construite par les Mérinides. Cette Zaouia devint le lieu de rassemblement des disciples du célèbre mystique marocain "le pole" (l'un des plus haut rangs qu'un mystique musulman peut atteindre) My Ahmed As-Saquali El Fassi, et plus tard par l'ordre religieux des Darkaoua, les disciples du Cheikh Moulay Elarbi Darqaoui (d. 1827), sous son toit, les yeux des gens de Salé se remplissaient de larmes en écoutant la récitation du Coran, et plus tard, les litanies de l'ordre religieux nouveau.
 

 
 
 
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