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La communauté juive de Salé Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   
Pendant l'occupation de la zone située autour de Salé par Moulay Idriss I, la majorité de la population était composée de chrétiens et de juifs. Elle avait embrassé la nouvelle religion L'Islam. Plusieurs traditions évoquent cependant, qu'un certain nombre de la population juive ne s'était pas converti à l'Islam. Les uns se réfugièrent au Sud du Maroc et gardèrent dans leurs histoires orales le souvenir de leur premier séjour à Salé, tandis que les autres restèrent dans la région et étaient peut être parmi les éléments qui vinrent habiter Salé pendant sa reconstruction par les Banou Achara. Ibn Ali, l'historien de Salé, nous fournit une intéressante narration sur les origines de la communauté juive de Salé.
On dit que les juifs vivaient à Salé depuis bien avant l'arrivée des Arabes. La communauté juive continua à être prospère après la conquête. Et leur quartier dans la cité était l'un des plus importants et le mieux situé, allant du Nord à l'Ouest de la vieille Ecole de Médecine Mérinide, les quartiers actuels de Bab Husayn et du Mellah Al Qadim, " Le vieux quartier juif". A la suite de l'inquisition espagnole de 1492, beaucoup de juifs vinrent s'installer à Salé, aussi bien dans d'autres villes du Maroc. Ils apportèrent avec eux les raffinements de la civilisation andalouse. Plus tard au 16ème S., quatre cent veuves furent expulsées du Portugal, et l'on raconte qu'elles avaient rejoint leur coreligionnaires à Salé. Expertes en broderie, spécialement avec du fil d'or et d'argent. Elles travaillèrent ensemble, et apprirent leur art aux autres femmes de la cité, Musulmanes et juives.
Ibn Ali continua à dire que du 13ème au 18ème S. la communauté juive était toujours florissante. Tout le commerce et les banques étaient entre leurs mains. Et ils étaient souvent appelés à occuper des postes importants dans le gouvernement, spécialement en tant qu'ambassadeurs auprès des puissances européennes. Les dynasties régnantes leur ont fait continuellement confiance. C'est ainsi, qu'au début du 18ème S. Moché Ben Attar issue d'une famille célèbre de Salé, était le principal banquier du Sultan Alaoui Moulay Ismaïl, de ses hommes de savoir et de ses marchands. Il signa un traité pour le Sultan avec l'Angleterre en 1721 et était en même temps (Le Najid ) c'est-à-dire le chef de la communauté juive de tout le Maroc. Sa maison qui toujours située au centre de Bab Hussayn (Dar Ben Attar), actuellement école de jeunes filles était un palais. Ibn Ali cite également qu'il devait y avoir un ancien cimetière juif, parce qu 'il avait découvert une pierre tombale dans les jardins de Bettana avec l'inscription en Hébreux "Ci-gît Amar Ben Hayout, ministre des Finances de l'Empire Chérifien".
Les sources historiques de notre rapport corroborent bien cette image. Des études faites sur les différentes communautés juives de Salé montrent que Salé était l'un des centres directeurs d'étude et de commerces. Néanmoins, la communauté juive de Salé semble avoir été instable et ses dirigeants en mouvement constant entre les cités importantes de l'Afrique du Nord et l'Europe. Ils se comportèrent mal avec certains dirigeants, pendant des moments durs, e. g., Ghaylen qui était à la tête de toute la région du Rharb, vers les 1660. Et on dit, qu'il avait maltraité les juifs de Salé, et qu'il avait forcé plusieurs d'entre eux à quitter la ville. D'autre part, Moulay Rachid, le premier Sultan qui avait occupé Salé au nom de la dynastie Alaouite (En 1667) "avait beaucoup de considération pour la population juive" d'après certaines sources dans un autre sens, la population juive était aussi instable, dès que les conditions naturelles et économiques empiraient dans certaines villes. Elle émigrait vite vers d'autres villes. C'est ainsi que pendant les périodes de la famine à la fin du 17ème S., nous apprenons que beaucoup de juifs de Meknès et Fès vinrent s'installer à Salé où les effets de la famine se sentaient beaucoup moins. Ces mouvements généraux vers Salé ou partant de Salé pouvaient bien être également partagé à la fois par les Musulmans et les Juifs. Cependant l'instabilité des communautés Juives du Maroc apparaît avoir été bien beaucoup plus grande que celle des Musulmans. Le grand réseau de contacts et d'alliances parmi les larges communauté Juives facilitait ces déplacements de ville en ville, et de pays en pays. Miège a montré que la mobilité et les réseaux de relations des Juifs marocains leur permettaient de jouer un rôle essentiel dans le commerce du 19èmeS., entre le Maroc et l'Europe.
Cependant, leur rôle en tant qu'intermédiaires au Maroc et pour le Maroc avait un long précédent historique.
L'activité commerciale des Juifs de Salé du 16ème au 18ème S. offre un grand exemple sur cette question. Une source d'origine française de 1681, e. g., donne l'impression qu'il y avait beaucoup plus de juifs que de Musulman à Salé, car presque tout le commerce du pays était entre leurs mains. La majorité du commerce en armements semble passer entre les mains des Marranos (juifs de péninsule ibérique qui prétendaient avoir embrassé le catholicisme pour échapper à l'inquisition) . Ils s'étaient installés à Amsterdam et à Salé après leur expulsion de la péninsule à la fin du 16èmeS. Parmi la communauté juive de Salé, les nouveaux venus d'Espagne étaient en désaccord avec les Juifs habitant la ville avant. Les différents étaient pareils que ceux existants entre les Moriscos et la communauté Musulmane. Ces exilés de l'Ibérie (appelée Angirrachim hébreux) se tenaient à part parmi les Marocains. Ils ressemblaient aux chrétiens par leurs habits, leur générale, et du point de vue supériorité culturelle. A la population juive autochtone, les "nouveaux venus", apparaissaient prétentieux, ridicules et dangereux, en particulier à cause du mouvement Messianique Sabbatai Zevi qu'ils suivaient.
L'un des plus importants saints des juifs marocains, Rabbi Hayyim Ben Attar était né à Salé à la fin du 17èmeS. un homme de grande culture. Il écrivit un commentaire du Pentateutic et enseigna la philosophie juive et le mysticisme dans une école qu'il avait créée à Salé. Comme certains érudits musulmans de la cité, il arriva à être considéré comme saint par la population juive du Maroc, célèbre par sa piété et par son habileté de faire des miracles. Parmi les nombreuses légendes à propos de Ben Attar, on dit qu'il cachait son pouvoir surnaturel des autres hommes à tel point que certains événements montraient que Dieu voulait qu'il se révélât comme un saint. Sa vie également était un exemple de caractère particulier de l'instabilité des juifs de Salé. Avant qu'il devienne célèbre, on dit qu'il errait de ville en ville et de village en village. Plus tard des conditions difficiles l'obligèrent à s'établir dans sa ville natale, Salé. Il partit après pour l'Italie et de là à Jerusalem où il construisit une synagogue et avait de nombreux adeptes.
Il mourut à Jerusalem en 1743.
 

 
 
 
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