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Ahmed Hajji, un guerrier sacré et un saint mystique Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   
Aux environs de 1670, Moulay Rachid, de la dynastie Chérifienne Alaouite prit en main tout le pays. Bien que l'autorité de Salé fût perdue après qu'elle entra sous la souveraineté du Sultan, l'esprit d'indépendance parmi les habitants de la cité resta très vivant, comme le prouvèrent certains événements au siècle suivant.
Salé fut éclipsée en importance par sa sœur (Jumelle) Rabat, actuellement plus grande et plus peuplée. Cependant, juste à l'époque des trois républiques, le rôle de Salé en piraterie et en commerce sur le Bouregreg, resta inextricablement Jumelée à Rabat. Chaque cité avait son propre Caïd local (gouverneur). Mais actuellement ces derniers sont sous les ordres du Sultan. Les gouverneurs (du 17èmeS.) de Salé étaient presque toujours aborigènes, et d'habitude des membres de familles encore existantes Maâninou et Fennich. Des dignitaires des membres de ces deux familles étaient aussi parmi des membres de nombreux ambassadeurs délégués auprès des grandes puissances. L'ambassadeur le mieux connu était celui du célèbre corsaire de Salé, Abdellah Ben Issa (1698-99). Il semble avoir été important auprès de la cour de France :"Dans les salons parisiens, on vantait sa dignité, sa générosité, son esprit et la délicatesse de son caractère. A la cour comme à la ville on répétait ses mots d'esprit et ses réparties, que les gazettes reproduisaient avec complaisance.
Au même moment que les ambassades étaient échangées, et que le commerce continuait entre l'Europe et le Maroc, le Jihad contre les puissances chrétiennes était poursuivit sur les mers et le long des côtes. Pour punir des actes de piraterie les Français assiégèrent et bombardèrent Salé en 1680, comme ils l'avaient fait avant en 1629, et avec des dommages croissants durant les deux siècles suivants.
En Angleterre, Daniel Defoe immortalisa la ville de Salé dans l'imagination des Anglais, par son roman Robinson Crusoe et Grub Street. Elle devait occuper les esprits par "les pirates de Salé", et les esclaves barbares durant le 18ème S. En 1699, un poète anglais chanta des prières pour une expédition contre les équipages Barbares des pirates turque" le long des côtes Nord Africaines, un autre terme général pour les corsaires Barbares, mais en particulier, désignait ceux de Salé.
Les Etats Européens continuèrent également à se lancer dans la piraterie "Une lettre de Salé adressée aux Etats de Hollande, datée de 1640, de marins Hollandais qui avaient capturé deux de ces bateaux une liste était attachée avec les noms de ceux qui possédaient de la marchandise sur les bateaux et parmi ces noms celui d'Ahmed Hajji (d. 1691), le dernier des grands saints de Salé. "Sidi Hmed" était, en tous les cas le plus intéressant de ces hommes enterrés dans la ville, et qui avait aidé à créer la célébrité de Salé. Une mosquée construite près de sa tombe, et portant son nom était pendant longtemps, la seule Mosquée du vendredi située à côté de la grande Mosquée. Elle se tient près du Souk Al Kabir (le grand Marché) au milieu des quartiers populeux et commerciaux de la cité. Les descendants du saint traditionnellement étaient considérés comme des chorfa (descendants du prophète bien que la majorité des habitants en doutaient, ils n'étaient simplement (Oulad Siyyid) que les descendants du saint vénéré. Les membres de sa famille avaient été nombreux. Et en particulier depuis la fin du 19ème S., plusieurs d'entre eux avaient joué un rôle très important dan la cité.
Ahmed Hajji possédait les qualités de saint mystique avec ceux de défenseur de la terre de l'Islam. On raconte qu'il avait mené 300 Moujahid ou guerriers de Salé, dans la célèbre attaque contre les Espagnols en 1681. Il les força à évacuer cette cité. Ibn Ali rapporte que durant la bataille finale dans laquelle Mehdya fut débarrassée à jamais de l'ennemi chrétien, tous les notables de Dieu étaient là, et parmi eux le Cheikh Sidi Ahmed Hajji. Ainsi lui et ses descendants furent connus du Sultan Alaoui, Moulay Ismaïl. Hajji joua également un rôle dans les négociations suivantes avec les Espagnols pour lesquels, le Sultan lui accorda des marques d'honneur et de respect (Dar at-tawqir wa al Ihtiram) tandis que les Espagnols lui offrirent une épée avec cérémonial, souvenir de gloire qui passa de génération en génération parmi les descendants du saint.
Ahmed Hajji après avoir étudié, le mysticisme Islamique auprès des professeurs qui continuèrent l'enseignement du célèbre Marocain Al Yabouri (d. 1465) créa un ordre religieux à Salé (Tariqa). Ses adeptes s'adonnèrent à des exercices d'extase pour être possédé (Jadb) plutôt qu'à certaines manières de conduite (Soulouk), telle qu'elle était la pratique de la plupart des ordres de Salé. A propos de Sidi Ahmed Hajji, les légendes rapportent qu'il s'appliquait à être très simple, dans sa vie, on dit qu'il était tisserand, l'un des métiers les plus répandus à Salé. Il s'asseyait dans un atelier sombre, du matin du soir, faisant continuellement aller et venir les fils du métier à tisser. Les mots de prière ne quittant jamais ses lèvres, à la fois durant les heures de travail, et le soir pendant les veillées à la Mosquée. Ses partisans étaient parmi des artisans de la cité, ou des étrangers qui venaient des alentours de Salé.
Les funérailles de Sidi Ahmed Hajji ont été, d'après ce que l'on rapporte, une journée mémorable dans l'histoire de Salé, le saint fut enterré dans la Zaouia qu'il avait crée, et avait légué à descendants. Un dôme (qubba) magnifique fut aussitôt construit dessus. Le fils de Sidi Ahmed Hajji, abdellah Al Jazzar (d. 1710) hérita le secret du saint (sa baraka). Abdellah dirigea après lui l'ordre religieux (Mugaddem). Et quand il mourut l'office fut passé à son fils, Al Faqih Faris Abou Madyane (d. 1756). Vers la fin du règne le Moulay Ismaïl (d. 1727), ce dernier fut chargé de la construction d'une mosquée du vendredi (Jamaâ Moulay Ismaïl) près du tombeau de Sidi Ahmed. Ensuite le Sultan nomma par décret le grand fils Abou Madyane, Imam et khatib de la Mosquée, et déclara la zone tout autour "Horma" zone inviolable, où tout persécuté, même par les autorités, pouvait trouver refuge. Des legs de propriétés à la fois privés et du gouvernement furent continuellement attribués au bénéfice de la mosquée et de la Zaouia. Cette dernière arriva à posséder une riche bibliothèque. La famille Hajji à Salé est la seule dans la ville dont l'influence et le prestige restent encore vivaces à la campagne.
Cependant les qualités exagérées dans la description de cette famille reflètent surtout et avant tout les valeurs citadines (urbaines) de piété et de savoir.
Parmi les biographies des hommes pieux et érudits de Salé, Ibn Ali englobe celles d'une quarantaine, en plus d'Ahmed Hajji qui vivait entre 1660 et 1780. La moitié de ces hommes étaient membres de familles encore bien connues dans la ville. Quatre étaient des descendants du prophète (chorfa) tandis que tous étaient des "amis de Dieu" ou des saints (Aoulia) et au moins deux jouaient un rôle important. En lisant ces biographies, on est frappé par la ressemblance et continuité du type spirituel et intellectuel de ces hommes, comme s'ils étaient les anneaux d'une même chaîne. Un exemple instructif est la biographie d'Ahmed B. Achir El Hafi (d. ca. 1747). Selon Ibn Ali, Al Hafi était l'homme le plus de sa génération dont Salé pouvait en être fière. Ses maîtres étaient les plus subtils dans tout le Maroc. Il donna un compte rendu de leurs vies et des sujets qu'il avait appris auprès d'eux. Il écrivit une biographie du saint de Salé, son prénom Ibn Achir. Honneur et respect reflétaient cet homme pour ses maîtres et ses disciples.
Parmi les étudiants d'El Hafi, il y avait le Cadi Mohamed Ben Hajji Zniber (d. 1780) et son fils El Haj Mohamed (qui revient aussi Cadi de Salé et Khatib de la grande Mosquée) Du point de vue idéologique, une partie d'hommes exemplaires de chaque génération éduquait la génération suivante, passant continuellement à leurs élèves les idées religieuses et intellectuelles qu'ils avaient eux mêmes acquises. Il y a là un type idéalisé, une chaîne incassable de connaissances héritées, de style de vie que l'on considère en chacun de ces hommes comme une chaîne identique. L'historiographe documente l'excellence de sa vie, en utilisant les biographies des savants et des hommes âgés de cette façon.

 

 
 
 
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