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Elections législatives au Maroc, les électeurs disent non à la théâtralisation démocratique Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par VT - N°430 - Sanfinna.com   

S’il est un souverain qui doit en ce moment faire grise mine, c’est bel et bien Mohamed VI. Son avènement, qui avait été salué comme annonciateur d’une décrispation qui laissait croire que l’on pourrait même aller vers une monarchie constitutionnelle, n’a pas comblé les espérances attendues.
Au Maroc, le Roi est un descendant direct du Prophète et la monarchie ne saurait être mâtinée à la mode danoise ou britannique.

Qu’à cela ne tienne ! En tout cas, pour l’électeur marocain, il n’est pas question de jouer le jeu de la comédie comme on le fait partout en Afrique, avec des institutions pipées, n’étant là que pour faire illusion. Puisque la monarchie retient la démocratie, il n’ira pas voter. Voilà qui confirme la désaffection en cours des Africains vis-à-vis de l’expérience démocratique qui, sur le continent, est l’objet presque partout de théâtralisation.

Si le Roi comptait sur cette élection pour engranger un surplus de considération au plan international parce qu’elle aurait montré l’adhésion des Marocains à la démocratie en même temps qu’à leur souverain, eh bien, c’est râpé ! Jamais on aura connu une telle abstention (près de 60 %) depuis que des élections législatives s’organisent dans le royaume chérifien. Le vieux parti Istiqlal qu’on disait perdant, finalement s’en sort très bien en restant le premier parti. Les islamistes modérés du Parti justice et développement, qui s’attendaient (et tout le monde en convenait) à devenir la première formation du royaume, n’atteindront pas leur objectif, et crient déjà à la fraude par achat des voix.

Comment leur donner tort quand on sait qu’en Afrique, la technique maintenant éprouvée, c’est l’instrumentalisation des instruments électoraux, notamment pour distribuer les rôles politiques dans le cadre d’une démocratie maîtrisée ? Rien de nouveau donc sous le soleil marocain et africain.

Ce que l’on relèvera, c’est qu’ailleurs, on aurait écrit des tartines et des tartines (diffusées à n’en plus finir sur les ondes) des explications de cet état sur la pléthore de partis politiques, leur absence de programme, leur manque de moyens ; au Maroc, on a bien tenté de remettre au goût du jour ces clichés mais sans succès. La vérité ici, incontournable, c’est que les Marocains savent que leurs bulletins n’auront aucun impact sur la gouvernance puisque l’essentiel des pouvoirs reste concentré entre les mains du Souverain.

Ils savent qu’il n’est de changement possible que concédé par le roi. Les partis de la mouvance présidentielle ont beau battre campagne et se répandre en promesses, ils ne peuvent que faire de la figuration. La souveraineté au Maroc, il ne faut pas s’y tromper, n’appartient pas au peuple mais au roi. Aussi, choisit-il en toute liberté, les dirigeants de son pays notamment le premier ministre et les membres du gouvernement.

Alors, tant qu’à faire, les Marocains préfèrent rester chez eux en attendant le jour où l’on daignera vraiment prendre l’option d’une démocratie digne de ce nom.

 

 
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