Le FC Barcelone tente de son côté de réunir le maximum d'informations sur le cas du jeune Yassine Belassal, emprisonné depuis le 22 octobre dernier, pour une « supposée moquerie faite au roi du Maroc, Mohammed VI », rapporte le quotidien espagnol El Mundo.
Le club de football catalan se propose ainsi comme médiateur dans cette
affaire, pour tâcher de faire sortir le lycéen de prison. Rappel des
faits : L'incident est arrivé dans la localité marocaine d'Aït Ourir,
où le jeune Yassine, 18 ans, a écrit sur le tableau de son école
« Dieu, la Patrie, le Barça ».
Une transgression du « symbole »
national, qui n'a pas été du goût du directeur de l'école. Ce dernier
s'est empressé de le dénoncer à la gendarmerie.
Associations de droits de l'homme et société civile dénoncent l'abus et
la disproportion du verdict. Le FC Barcelone, indirectement impliqué
par le cas, « travaille sur l'affaire depuis quelques jours avec l'idée
de réunir toute information possible pour intercéder en faveur de la
libération du jeune homme marocain », rapporte El Mundo, suite à une
déclaration de Juan Laporta, président du club de football catalan.
Le père et le grand père de Yassine Belassal lancent un message via la
télévision catalane TV3 pour défendre le cas du jeune lycéen, dont le
seul tort est d'être supporter d'une équipe de football. Ses amis et
proches se mobilisent pour dénoncer cette énième injustice, en
attendant, comme d'habitude, la grâce royale.
La conseillère municipale de la capitale catalane, Magda Oranich, qui
exerce aussi la fonction de syndic des Socios (adhérents au club) du FC
Barcelone, désire traiter l'affaire tant avec le consulat du Maroc à
Barcelone qu'avec l'ambassade du Royaume à Madrid.
On ne sait si les juges du Royaume sont formés durant leur cursus à
opprimer les faibles, mais une fois de plus, ce sera au Roi de
rattraper leur incompétence. En attendant, et aux yeux du monde, le
Maroc entame d'une manière peu glorieuse son statut avancé fraîchement
obtenu.
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