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SALE : Première ville au Maroc à célébrer la fête du Trône Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Sala Al Ghad   

Suite au Mouvement politique enclenché contre le dahir berbère de 1930, feu Mohamed Ben Driss Alaoui: ex-cadi de la ville de Salé, eut l'idée de commémorer, à Salé, l'intronisation de sa Majesté le Roi Mohamed V le 18 novembre 1933: tel qu'il ressort du message en annexe portant la même date. Ce message fut adressé par ledit juge, en son nom propre et au nom de ses collègues du tribunal Chrâa de Salé, à sa Majesté le Roi à Marrakech, ville où il résidait alors. Nul n'ignore que le décret relatif à la commémoration de la fête du trône fut publié le 26 Octobre 1934 au Bulletin Officiel.
Dans un souci de servir la vérité et l'histoire, il convient de retracer les faits tels qu'ils ont été rapportés par mon père le regrette Hadj Mohamed ben Taïb Alaoui. Avant d'envoyer ledit message, l'honorable Cadi Mohamed ben Driss Alaoui avait réuni un groupe de six "adouls" de la ville de Salé auquel il donna le nom de "Comité des Fêtes". Ce comité se composait de Mohamed ben Taïb Alaoui : My Dris Maaninou, Boubker Aouad, ancien juge des succession, et Mohamed Gharbi, ancien mandataire des absents.
Le Cadi leur proposa l'idée de commémorer la fête du trône; à l'instar de la Grande Bretagne en leur demandant de se rendre chez le Pacha Haj Mohamed Sbihi afin de l'informer de cette louable initiative. En effets, ils se rendirent tous chez le Pacha qui refusa d'acquiescer à leur souhait, de crainte de représailles de la part des autorités françaises à Salé, ils revinrent bredouilles chez le Cadi qui était terrassé par la maladie. Mais celui-ci, mû par une détermination inébranlable, les incita à retourner chez le Pacha en convaincre de la légitimité de leur requête Face à l'insistance des membres du comité le Pacha leur répondit: "faites ce que bon vous semble, mais soyez prêt à en supporter les effets".
En informant le Cadi des résultats de leur entretien avec le Pacha, les préparatifs pour la célébration furent immédiatement entamés. C'est ainsi que le 18 novembre 1933, les adouls, les employeurs et tout le secteur de l'artisanat célèbrent la fête du trône au siège du tribunal chrâa de Salé. Le tribunal fut paré de drapeaux marocains et de portraits de sa majesté le Roi Mohamed Ben Youssef, accrochés au centre de la place. Un orchestre de musique andalouse dirigé par feu Barroudi agrémentait cette fête, au grand plaisir de tous qui louèrent Dieu le tout puissant et son prophète. Du lait, des dattes, du thé et des gâteaux furent servies à l'assistance.
Au terme de la fête, le Cadi et le Comité des fêtes, le Cadi et le Comité des fêtes adressèrent un message de voeux et de félicitations à sa Majesté Sidi Mohamed Ben Youssef. Le soir du 19 novembre 1933, le Pacha convoqua par l'entremise de ses agents, les membres de ce groupe qui s'attendaient à des représailles.
Armés d'une ferme volonté et d'une grande ferveur, ils se rendirent à la résidence du Pacha. Quelle fut grande leur surprise lorsqu'on les fit conduire à la grande salle. Quelques minutes après, le Pacha les rejoignit tout souriant en leur disant " Faquih Maâmri (ancien directeur du protocole royal et de la chancellerie au Palais Royal) m'a téléphoné et m'a chargé de vous transmettre les remerciements du Souverain pour le télégramme de voeux que vous lui avez adressé".
Durant l'entrevue, le Pacha offrit au thé et des gâteaux, avant de prendre congé d'eux avec enchantement. Le nationaliste fervent Mohamed Hassar écrivit à ce sujet un article au journal Al Maghrib dont le directeur fut feu Boubker Zniber Slaoui et le rédacteur en chef l'algérien, Saleh Miss. Le défunt avait loué cette initiative en indiquant dans son article que le Cadi de Salé avait le mérite de formuler cette idée et d'oeuvrer pour sa concrétisation. Il avait également déclaré qu'en 1933, seul ledit groupe Salaoui avait célébré la fête du trône, chose qui avait vite suscité l'intérêt des habitants des villes de Rabat et Fès.
En cette heureuse occasion, je cite l'article du correspondant à Salé du journal Essaâda, Mohamed Gharbi, paru au n° 4051 novembre 1933, intitulé :"Salé commémore la fête du trône" où il écrit : "La population Salaouie a fait preuve d'attachement au Glorieux Roi Mohamed, fils du commandeur des croyants Moulay Youssef. Animés par leur grande dévouement envers Sa Majesté, ils exprimèrent leur amour, leur loyauté et leur fidélité en organisant de grandes festivités pour commémorer l'intronisation de sa majesté..."

 
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