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La piraterie à Salé Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Selwane.com   

Elle est devenue au XVIIème siècle la véritable « industrie » de la République du Bou Regreg – A Cette piraterie appelée en arabe « qarsana » les habitants de Salé-le-Vieil restèrent  étrangers. Les Hornacheros avec leur fortune en furent les instigateurs, tandis que les équipages étaient composés de renégats et d’Andalous.

 Les renégats européens, « fieffés coquins », se firent musulmans par intérêt plus que par conviction. Le plus célèbre, Jan Janssen, Hollandais originaire de Haarlem et connu encore sous le nom de Morat-Raïs ou le Caïd Morato, en est le parfait exemple. Il n’hésitait pas à s’attaquer à ses compatriotes et semait l’effroi loin sur les mers. Les bandits d’Estramadure, de faux monnayeurs et mirent un point d’honneur à ne pas faillir à leur réputation. Ce sont les habitants de la Kasbah et surtout les Hornacheros qui furent les premiers organisateurs de la piraterie, les bénéfices de celle-ci étant partagés proportionnellement aux capitaux engagés.

Cause de la piraterie

La cause essentielle de la piraterie tient à la haine violente des expulsés d’Espagne, à leur désir de vengeance contre ceux de la Péninsule qui les avaient expulsés, et contre les Chrétiens en général. Ils s’attaquèrent d’abord aux Espagnols et, pour tromper leurs adversaires, ils donnaient à leurs bateaux l’allure de bâtiments de commerce et hissaient à leurs mâts le pavillon de l’Espagne. Parlant parfaitement le castillan, la méprise était totale. A Rabat, se réunit toute une population d’aventuriers, de forbans, anciens galériens et renégats de toutes races qui dénaturèrent complètement la physionomie primitive de la ville et firent sa redoutable renommée. D’autre part, les grandes découvertes maritimes déplaçaient le commerce vers le « Ponnant » - l’Occident – délaissent les routes de l’Orient. Lisbonne était à cette époque le grand centre du commerce avec les Indes et le Brésil. Toutes les flottes européennes longeaient la côte devint un carrefour maritime important constamment sillonné par des navires chargés de fortunes et sans défense.

  

Etat de la marine à différentes époques

 A une époque où la plupart des ports du Maroc étaient aux mains des Chrétiens (Tanger, Safi, Azila, Mazagan, Azemmour, Larache, Al Mamora, Anfa), Salé restait la première place de l’océan pour la surveillance de Gibraltar distant d’à peine 50 lieues.

 Les conditions spéciales du port de Rabat-Salé, dont la barre interdisait l’accès à tous les navires de gros tonnage ou lourdement chargés, en faisaient un repaire idéal et absolument sûr, à l’abri duquel une flottille légère était en complète sécurité. Par ailleurs, si l’on se réfère aux cartes et aux gravures de l’époque, l’eau ne devait plus affleurer les remparts de Salé, tandis que la muraille de Rabat et la Kasbah se trouvaient à environ 50 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer, ce qui explique que les bombardements subis par Rabat furent sans graves conséquences. L’ensablement rendait impraticables le port et l’arsenal de Salé, si utiles à l’époque des Mérinides.

 Razilly dans son mémoire à Louis XIII, écrit en 1626 : « ils ont à présent plus de 60 vaisseaux, lesquels, néanmoins, ne sont encore bien armés ni leurs gens pratiques à la mer car six bons navires de trois cents tonneaux pièce pourront battre tous les soixante, quand ils seraient tous ensemble. S’ils s’aguerrissent et si l’on n’y prompt remède, ils se rendront invincibles » (De Castries III, p115).

En 1635, le Père Dan estimait le nombre des vaisseaux à une trentaine. En 1733, la flotte se composait de sept à huit bâtiments de 18 à 24 canons et de 90 à 130 hommes d’équipage, et, à la fin du siècle, on comptait 29 navires corsaires de 18 à 45 canons, dont sis frégates, quatre chébecs, trois demi-galères et seize galiotes. A la même époque, deux frégates de 14 canons chacune étaient en construction dans le port de Rabat, en contrebas de la Tour de Hassan.

 

Le Maroc et la Méditerranée de M'barek Zaki
Souce : Robert Chastel. Rabat-Salé - vingt siècles de l'oued Bou Regreg. Ed La Porte - Rabat, 1994

 
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