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Repères de la mémoire de Salé Version imprimable Suggérer par mail
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Index de l'article
Repères de la mémoire de Salé
Naissance d'une ville
Mosqués et sanctuaires
La procession des cierges
La mederssa d'Aboul Hassan
La médina
Les corsaires de Salé

Naissance d'une ville

Assise sur une légère éminence d’une vingtaine de mètres d’altitude, en face de Rabat, à l’embouchure et sur la rive droite du Bou Regreg. Salé est situé au bord de la mer et l’Océan Atlantique, auquel elle tourne le dos et qui la berce constamment de la rumeur et du bruit de ses houles, a principalement pour elle valeur de décor.

Ville maritime en apparence, et intensément parfois par occasion. Salé est cependant restée terrienne et secrète et a toujours eu de tout temps une réputation de ville pieuse.

Cette réputation se forge et se confirme véritablement à partie du XIIème siècle, lorsque la région de l’estuaire du Bou Regreg allait constituer un territoire sacré à la guerre sainte, un point d’étape dans l’époque almohade sur la route du Jihad qui menait au Détroit.

L’extension du premier noyau fondé à Salé par la famille des Banou Achara au XIème siècle est rapide. Sous les Almohades, en effet, la ville est dotée de nouveaux remparts et sa trame urbaine s’ordonne peu à peu à partir du quartier et-Tal’a, centré sur la Grande Mosquée.

En contribuant considérablement à l’urbalisation de l’embouchure du Biou Regreg, Yacoub EL MANSOUR relia, pour la première fois dans leur histoire, les villes des deux rives par un pont amovible, d’une technologie remarquable, qui forçait l’admiration des contemprains.

Durant l’époque mérinide, le système de défense va être complété et consolidé et la cité dotée de nombreux monuments. Une belle enceinte de pierre est élevée du côté du fleuve et un arsenal maritime, relié au port fluvial par deux canaux est construit à l’intérieur de la ville ; deux portes monumentales, dont Bâb Mrissa au sud, permetaient l’entrée et la sortie des bateaux. La Médersa d’Aboul Hassan, considérée comme une des merveilles de l’art Mérinide, par la grâce des proportions, par la richesse et l’harmonie de son décor, est achevée en 1342 à proximité de la Grande Mosquée. Un maristan, hôpital et faculté de médecine, un aqueduc dont le point de départ est aux sources d’Aïn Barka, etc…, toutes ces réalisation témoignent de l’intérêt qu les Mérinides ont, durant près d’un siècle, porté à Salé et plus largement à l’embouchure du Bou Regreg où ils édifièrent, par ailleurs, la métropole funéraire de leur dynastie.

Cette époque voit professer des hommes illustres, théologiens, hommes de science, érudits et, tout particulièrement, Sidi Ahmed BEN ACHIR, exégète de la pensée de SHADILI et grande figure du Maroc mystique du XIVème siècle, un des saints vénérés de la ville de Salé dont il est considéré comme le Patron.

Durant la première moitié du XVIIème siècle, Salé connut une des périodes les plus mouvementées de son histoire face à l’hostilité d’Etats puissants qui nourrissaient le projet d’asservir le seul port atlantique du Maroc resté indépendant. Cette période est marquée notamment par la lutte patriotique conduite par M’hamed AL AYACHI et par la course à laquelle perticipèrent les deux rives du Bou Regreg. Salé devint alors célèbre pour les exploits de ses Corsaires qui, à l’avant-garde de l’Islam maritime, écumaient la mer du Ponant, battaient pavillon dans les eaux britaniques à l’embouchure de la Tamise en Islande et réalisaient des proueses dans des expéditions lointaines et téméraires jusqu’en Acadie en Terre-Neuve. A cette période, correspond la proclamation de la Républiques des Deux-Rives, unissant, durant quelques dizaines de d’années, Salé-le-Vieil et Salé-le-Neuf (Rabat) dans un même destin, jusqu’à l’avènement des Alaouites qui occupèrent l’estuaire en 1666, dans le cadre de l’unification du Royaume.

Depuis, Salé allait graduellement reconquérir sa réputation de ville pieuse et de centre intellectuel. Elle est, en effet, l’objet de nombreux travaux de restauration et d’embellissement, ainsi que de nouveaux équipements et travaux de recontruction, notamment celle de l’imposant minaret de la Grande Mosquée qui domine le paysage urbain de la cité. Sous MOULAY SLIMAN (XVIIIème – XIXème siècles), un nouveau Mellah est fondé pour recevoir l’importante communauté juive qui s’installe dans l’angle sud-ouest de l’enceinte, entre Bâb Mrissa et Bâb Bou Haja. Salé se distingue, par ailleurs, par une abondante production intellectuelle et notamment par l’œuvre magistrale d’un haut fonctionnaire slaoui du Makhzen, Ahmed Ben Khalid EN-NACIRI, important témoin du Maroc du XIXème siècle et auteur de « AL ISTIQSA… » dernière grande compilation de l’histoire du Maroc.



 
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