Ce fut à bord de légers vaisseaux de type méditerranéen ou lusitanien (tartanes, brigantins, chebecs, pinques, polaques, caravelles, etc…) que les « Corsaires de Salé » pratiquèrent la course aux XVIIème et XVIII siècles.
C’est notamment au temps de la République des Deux-Rives, durant la première moitié du XVIIème siècle, que cette activité a battu son plein et que l’effectif des navires corsaires avoisinait la quarantaine d’unités.
A différence d’Alger, Tunis ou Tripoli, qui s’adonnaient alors à la course en Méditerranée, Salé, à l’avant-garde de l’Islam maritime, avait essentiellement pour théâtre d’opérations l’Océan Atlantique, la mer du Ponant.
C’est en effet, sur l’immense et dangereux océan que les « Corsaires de Salé » accomplirent leurs plus remarquables exploits. En lançant des expéditions d’une extrême témérité jusqu’en Terre-neuve, à plus de deux mille milles de leurs bases – Salé-le-Vieil et Salé-le-Neuf -, ils acquièrent une redoutable renommée, faisant de l’estuaire du Bou Regreg le berceau de la guerre sainte contre la Chrétienté.
Ci-dessous, une animation en flash, représentant l'évolution de certains patrimoines bâtis,
durant les 100 dernières années