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Fondation d'une Cité Musulmane Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   

Vue a?rienne de Rabat - Sal? |  1986

Le littoral nord aux approches de Rabat, aujourd'hui capitale du Maroc, offre un panorama merveilleux sur le fleuve Bou Regreg et les deux cités Jumelles Rabat et Salé. Sur la rive droite, à plusieurs milles avant le pont, qui est moins vieux que le nouveau construit quand le Maroc acquit son indépendance, se dresse une porte immense, sombre et majestueuse, appelée "Bab L'Mrissa" ( la porte du petit port ). Cette porte qui forme le coin sud-est de Salé, a été construite vers le 13ème. Les remparts la ville mis à part. Du pont, on voit et on sent l'océan atlantique qui se joint au Bou Regreg à une distance environ un mille. Du nord du fleuve, sur la rive droite, s'élève la casbah des oudaya, une citadelle construite d'abord au 12ème siècle. En dehors des remparts de la Casbah, la vielle ville de Rabat, la médina s'étend vers le sud et vers l'est. Ce paysage magnifique est dominé par la Tour Hassan, un minaret du 12ème siècle. qui se dresse à la gauche où la route quitte le pont. Du haut de la Tour Hassan, en regardant à travers le pont, Salé apparaît comme une petite ville compacte.
Tout à Salé est blanc, sauf le minaret au centre. Auprès de Salé, l'océan semble se jeter et se vider dans le fleuve. Plus loin, sur la rive gauche, le fleuve est dominé par un promontoire, avec un espace entouré d'un mur au sommet. C'est Chellah et les cimetières 14ème et 15ème s. de la dynastie mérinide, et antérieurement le site d'une ville romaine, Sala Colonia et avant cela un établissement phénicien appelé Sala ou Chellah.
Les historiens marocaines traitent de façon succincte l'histoire de ces villes : " Les avantages du site de Salé et Chellah montrent clairement qu'elles existaient bien avant l'arrivée de l'Islam, qu'elles étaient des centres de civilisation et de science. Les Carthaginois arrivèrent au Maghreb, furent soumis aux Romains pendant une longue période, embrassèrent leur religion et suivirent leurs coutumes, vinrent ensuite les vandales qui prirent le pays des Romains 156 ans environ avant l'hégire. Mais ils le perdirent et furent soumis à un empire oriental dont le règne et l'influence continua jusqu'à ce que cette contrée occupée fut conquise par Dieu et l'Islam. Les habitants de Tamsna, la région qui borde les deux rives étaient chrétiens jusqu'à ce que l'Islam et sa lumière viennent pour les protéger (Ibn Ali d. 1945) dans l'histoire locale de Salé I. wp 5-6.
Les sources d'origines arabes qui nous renseignent sur les trois premiers siècles de la période islamique sont très nombreuses. Ibn Idhari, écrivain du 13ème et Ibn Khaldoun à la fin du 14ème s. rapportent qu'une tradition vieille déjà de 5 siècles, affirmait que la population du Bou Regreg était composée de chrétiens et de juifs. Il est difficile de déterminer à quelle époque les habitants de cette région embrassèrent l'Islam. Oqba B. Nafi qui commença la conquête islamique du Maroc en 683 et Mussa B. Nusaïr qui arriva durant la 1ère décade du 8ème siècle passa par cette contrée. Il put convertir une partie de la population à l'Islam.
Cependant, cette soumission semble avoir été incomplète, car on nous a raconté que Moulay Idriss I après avoir reçu le serment d'allégeance des habitants du Zerhoun en 789 partir à l'assaut de Salé et chellah et des régions de Tamsna et Tadla. C'était évidemment sa première conquête; car selon Ibn Khaldoun Salé était incluse au sein de la zone laissée par Idress II à ses descendants quand il mourut en 213 A.H. (828 A. D). Son fils Mohamed, le remplaçant comme roi, divisa le royaume entre ses frères : Issa fut désigné comme gouverneur à la tête de Salé, Chellah, Azemmour, Tamsna et ses tribus avoisinantes. Peu après il se rebella contre son frère Omar et perdit Salé et le reste de la région centrale.
La zone de Bou Regreg redevient la frontière de L'islam orthodoxe dans ses luttes contre l'hérésie. Vers le milieu de 19ème s. le chef de la confédération berbère professa ouvertement la doctrine hérétique kharijite et établit un royaume dans la province de Tamsna avec des frontières allant du Bou Regreg sud à l'Oud Rabia. Un siècle plus tard 367 A.H. /977 A.D. Le géographe Ibn Hawkal mentionne Salé. Au-delà du fleuve Sebou, en direction des régions de Barghawata, à une journée de voyage approximativement, se trouve Salé. C'est là la dernière province occupée par les musulmans, un monastère citadelle Ribat où se rassemblent les musulmans. La cité en ruine appelée vieux Salé, avait été détruire, mais les habitants vivaient attachés au Ribat à côté. Il y a 100.000 soldats pieux rassemblés à cet endroit et ils attaquent à volonté. Leur Ribat est dirigé contre les Barghawata une tribu berbère qui s'est élevée contre cette région le long de l'océan atlantique qui limite le pays de l'Islam. Selon ce récit, la ville citadelle des soldats combattants pour l'Islam orthodoxe était sur la rive gauche du fleuve. Cependant le vrai usage du terme "vieux Salé" (par Ibn Hawqal) indique que Salé conquise par Moulay Idress était restée un établissement permanent appelé jusqu'alors, Salé la neuve. Quoique les sources de cette période restent maigres et confuses, elles montrent bien la possibilité qu'il y avait une ville sur le site présent de Salé.
Ibn Khaldoun, écrivant au 14ème s. et utilisant des écrits de généalogistes berbères, qui se sont égarés depuis, nous racontons qu'a la fin du 9ème S. " le royaume de chellah " existait déjà et a poursuivit la guerre contre les Barghawata. Ce royaume était composé de Banou Ifrane une tribu nomade de Berbère Zenata qui a joué un rôle important dans l'histoire de l'Afrique du nord, pendant les trois premiers siècles de l'Islam. Leur chef Hamma Ben Ziri Ben yala conquit la ville de ses rivaux Banou Maghraoua et l'occupa. Le fils de Hamma Tamirs (d. 1055) fit de Chellah sa capitale et base d'opération pour lutter contre les Maghraoua et les Barghouata. La ville resta les mains des Banou Ifrane jusqu'à sa conquête, à la fin du 11ème S. par les Almoravides.
Il est certain que ce qui est appelé ici Chellah est évidemment Salé située sur la rive du fleuve. Des renseignements substantiels nous venons de Abou Oubayed El Bakri, écrivain du milieu du 11ème s. Il affirme que l'ancienne cité de oued Salé est ruine. Les seules informations qu'il nous fournit au sujet de l'autre rive, à savoir que le sol était cultivé convenablement ; il ne raconte rien d'autre sauf que la région était inhabitée. La seule hypothèse que l'on peut tirer est qu'entre le 9ème et le 12ème S. un camp militaire important était transformé en une cité musulmane bien établie.

 
 
 
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