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La Fondation de Salé en tant que médina Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   

Une ruelle de la m?dina

J'ai recueilli de plusieurs personnes dignes de foi que le père de Banou Achara fonda la cité de Salé parce qu'il avait dix fils consanguins. Il les mit table et les montra au prince des croyants Yacoub El Mansour (d. 1199). Ce dernier donne à chacun 1000 dinars et donna à leur père les propriétés agricoles situées à proximité de l'oued Salé en tant que fief. C'est là qu'il fonda la ville de Salé, jusqu'à ce jour comme appartenant aux Banou Achara.
Cette curieuse version de la fondation de Salé est citée par un célèbre professeur du 14ème siècle, qui la tenait probablement d'un de ses disciplines originaires de Salé. Que représenté cette légende ? Ibn Ali donne la date de 420 A .H. /1030 A .D. pour la reconstitution de Salé et affirme que la cité avait été fondée par les Banou Achara. Il y a ici quelques justifications pour cette date. Un écrivain marocain anonyme de la fin du 12ème siècle, rapporte que les gouverneurs de la cité, El Acharioun et leurs successeurs avaient pris une ville sur la rive droite " appelée alors Sala " et s'établirent dans le quartier de la grande mosquée. D'ailleurs comme le signale Ibn Charifa, Salé signalée dans quelques sources très anciennes, la cité des Banou Achara (Madinat el Achr) et il y a encor de vaques échos de cette version orale, chez les Slaouis eux mêmes. Là nous sommes sur un terrain historique ferme. Car la famille des Banou Achara est connue des sources Banou Achara ; leur ancêtre avait été désigné par la dynastie omeyade de Cordoue comme gouverneur du Maghreb central quelques temps durant le 10° siècle. Son grand fils El Qasim semble avoir été le 1ier à s'établir à Salé. Dans un passage au sujet du fils d'El Qasim, l'historien natif de Salé nous aide à établir notre chronologie et à comprendre la fierté historique et le sens de noblesse qui fait partie de l'image même des habitants de Salé : " Abou El Abbas B. Al Qasim qui vécut au milieu du 5ème siècle/11ème siècle du temps de Ali B. Youssouf Ben Tachfin, fondateur de la dynastie almoravide était le descendant des Banou Achara, héritiers de la gloire de Salé des anciens temps. Ils étaient la pleine lune de son ciel, les premiers notables, ses gouverneurs les plus respectés et vénérés parmi ses habitants. Abou Abbas était un joyau parmi eux ; le palais qu'il construisit à Salé était plus tard utilisé par les rois almohades.
En outre, parmi les hommes les plus droits qui vécurent à Salé, mentionnés par Ben Ali, nous trouvons Sidi Abdellah Ben Achara du 11ème siècle également. Ce saint probablement enterré dans le tombeau qui porte actuellement le nom de Sidi Haj Abdellah Ghaliz, dans le quartier de Bab Houssaïn, est encore aujourd'hui vénéré par les Slaouis. Ibn Ali en tout cas, est sûr que le ouali (ami de Dieu) enterré dans la tombe est un descendant d'El Qasim (c'est-à-dire Banou Achara). D'autres membres célèbres de cette famille, se distinguent d'une façon subséquente, par leur piété et leur savoir. Mais aucun d'eux ne s'est distingué dans les sources après le 13ème siècle. Néanmoins, un vieillard, artisan maître nattier reste considéré comme descendant des Banou Achara. Il est le dernier d'une famille Slaoui connue appelée oualad Ghaliz (les fils de l'homme gros). On dit que sa famille vient de l'Andalousie et compte parmi les descendants du prophète et du saint enterré à Bab Houssaïn.
Les documents historiques du 12ème siècle sont plus copieux et autoritaires.
D'ailleurs une partie de la population de Salé y était installée bien avant cette période datant du 10ème et 11ème s. Un grand nombre de soldats s'étaient réunis là, dans ce qui apparaît avoir été le principal camp militaire du royaume Zenata berbère. Avec la renaissance de Salé, son occupation par les Banou Ahara, un nouvel élément apparaît dans la cité, la civilisation arabe d'andalousie. Ibn Ali ne fait pas du tout de distinction entre les Arabes et les Berbères, mais il souligne que l'histoire de Salé, en tant que centre de culture urbaine et en tant que communauté commence avec les Banou Achara. Ils construisirent la première grande de la cité et tout autour, les maisons et le 1ier quartier. L'islam ensuite, apporte à Salé beaucoup plus que l'esprit de la guerre sainte qui fut évincé par les premiers occupants Berbère, selon les dires de Ibn Ali. " Les méthodes de construction et de l'extraction de l'eau, les meilleurs principes de tissage, la maîtrise de la culture et de l'agriculture, des artisans experts en pôterie-briques cuites, ustensiles, etc. (…), il n'y avait pas de trace de tout cela avant l'Islam. L'islam arriva et apporta avec lui les idées de civilisation et de culture, la connaissance des choses. Il éleva des centres de savoir, l'artisanat, et l'industrie et enracina sa culture ".
Ainsi , au début de son développement, Salé devint une cité de " Hadara ", un centre urbain de culture Hispano Musulmane, une cité bourgeoise par excellence, une métropole économique, intellectuelle et religieuse. Avec Fès, Tétouan et plus tard Rabat, Salé devint ce qui peut être nommé l'une des quatre cités " Hadriya " du Maroc, les centres les plus éclatants, intellectuels et religieux de connaissance et de savoir vivre.
On aurait mentionné cependant que Salé n'a jamais eu une aussi grande immigration andalouse que les autres cités. Ses habitants d'origine andalouse étaient numériquement insignifiants, à part les Banou Achara, et autres. Les Zenata formaient la masse de ses premiers habitants et le nombre de berbère augmenta dans la cité avec les restes des royaumes des Banou Ifrane et des Barghwata, vaincus par les Almoravides, aux environs de la fin du 11ème siècle. A vrai dire, à travers son histoire, Salé devait attirer beaucoup d'immigrants, surtout des régions parlant berbère. Ce mélange de culture et de mentalité, andalous arabe et indigène berbère allait devenir une importance caractéristique de Salé.
 
 
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