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Les écumeurs des mers façonnent l'histoire Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Cité Millénaire   

Bac ? vapeur, Sal? 1930-1936 | Coll. Dr. Chastel

Des groupes de familles et de sujets andalous gagnèrent Rabat, Salé et la Casbah almohade après l'édit d'expulsion pris à leur encontre par les autorités espagnoles au début du XIIe siècle. Cette réinstallation se faisait en accord avec les autorités marocaines représentées par le souverain saâdien, Zidane ibn al-Mansour.
Leur arrivée massive sur les rives du Bou Regreg, ainsi qu'en d'autres lieux du Maroc, s'effectua principalement entre 1609 et 1614, Expulsés sous le règne de Philippe III, ils étaient dénommés par les Espagnols " Morisco " mais pour les Marocains, il s'agissait bien d'Andalous. Parmi eux , il y avait d'habiles artisans et des gens de métiers très expérimentés, ainsi que des experts en agriculture.
Leur arrivée offrit l'opportunité de peupler Rabat en particulier. Les arrivants ayant choisi Rabat et Salé appartenaient plutôt aux catégories conservatrices, alors que la Casbah de Mehdya accueillit les arrivants de Hornachos, ville située à l'est de Mérida. Les Hornacheros étaient plutôt des catégories populaires moins attachée aux traditions que leurs autres coreligionnaires andalous.
Mais tous étaient également animés d'enthousiasme pour riposter à leur ennemis en Europe, en raison du tort qui leur avait été fait, à savoir leur déportation et la liquidation de leur identité andalouse. C'est ainsi que se développa le mouvement du jihad maritime ou ce que l'Occident européen a appelé la piraterie salétine.
C'était un phénomène nouveau; les navires du jihad qui partaient de Salé pour la haute mer et vers les côtes européennes durant les XVe et XVIe siècles, étaient considérés comme les navires pirates les plus audacieux de cette période.
Le XVe siècles et les deux premières décennies du XVIe siècles furent une période dure pour le Maroc, car il avait perdu la plupart de ses villes côtières. Les forces populaires de Salé devaient joindre leurs efforts à ceux de l'autorité centrale affaiblie pour organiser la résistance.
C'est bien ce à quoi s'attela Salé. Lorsque les expatriés andalous s'installèrent à Salé et Rabat entre 1609 et 1614, leur souci principal était la construction de bateaux et la conduite d'incursion éclaire en haute mer. Ils décidèrent, en accord avec les moudjahidin de la Maâmora ( Mehdya proche de Kenitra ) de pratiquer la course et intercepter les navires chrétiens, au point que le nombres de bateaux qu'ils prirent comme butin s'éleva en l'espace de quelques années à environ un millier. Ils parvinrent également durant la période 1618-1626 à faire de très nombreux prisonniers.
Il va sans dire que les corsaires firent bon usage de l'arsenal Dar Assinaâ mérinide de Salé ainsi que de son vis-à-vis situé à Rabat, en particulier en matière de réparation, car les adeptes de la course maritime recouraient souvent aux arsenaux des Provinces-Unis des Pays-Bas en rébellion, puis en lutte déclarée contre l'Espagne.
En 1630, à la suite de l'attaque des Morisques par des éléments appartenant aux tribus des alentours de Salé, les habitants de Salé et ceux de la Casbah, se mirent d'accord pour constituer un conseil élu pour la gestion des deux rives et l'organisations des affaires relatives au butin et aux prisonniers: le Diwan.
C'est ce conseil que certains chroniqueurs européens appelèrent la République du Bou Regreg. Il était composé de 16 membres répartis à égalité entre Salé et la Casbah. Le partage à égalité concernait aussi le butin et les rentrées de la douane.
Bientôt, les moudjahidin commencèrent à subir les réactions des États européens concernés. Ainsi, la France n'hésita pas entre 1629 et 1630 à faire le siège maritime des deux cités du Bou Regreg afin d'empêcher la sortie des navires des corsaires. La flotte française réussit même à porter des coups sensibles à un certain nombre de navires. Bien plus, un problème de grande gravité préoccupa les Salauis pendant une assez longue période, à savoir comment déloger les Portugais de Maâmora qu'ils avaient occupée à nouveau en 1619, leur première occupation étant intervenue un siècle auparavant. Pour ce faire les Slaouis sollicitèrent l'aide de moudjahid Ayyachi après que l'incurie des Saâdiens fut devenue criante, suite à la mort de Ahmed al-Mansour, et que ceux-ci eurent renoncé à la poursuite du combat de leurs prédécesseurs contre l'occupation étrangère.

 
 
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