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Origine de la population Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Cité Millénaire   

Sidi Benachir, prкt de Bab Chaвfa

Il y a un peu moins de trois millénaires, les Phéniciens trouvèrent l'élément berbère déjà installé dans les différentes régions de l'Afrique du Nord. Au cours du premier siècle de l'ère chrétienne, des communautés de Gétules commençaient à se répandre dans les plaines côtière. C'est là que le Romains les rencontrèrent et que l'historien grec Denys les signale.
Les Gélules Amazighs peuvent donc être considérés comme les plus anciens habitants des deux rives à l'époque historique. Le nom dériverait du mot berbère " Gezulen " c'est -à- dire " Jazula " tels que les arabes les dénommèrent par la suit.
Le déploiement de cet élément ethnique se fit à grande échelle, de même que ses déplacement s'opérèrent en groupes multiples. Au XIIe siècle, le géographe marocain al-Idrissi signala l'existence des Gezula entre Marrakech et Salé. Leur rôle politique et économique fut important, depuis l'époque d'al-idrissi jusqu'à l'apparition de la dynastie alaouite au XVIIe siècle.
Quelques génération avant l'avènement de l'Islam, l'entité ethnique masmoudi des Berghouata apparut comme le groupement humain le plus fort sur les zones côtière de l'Atlantique constituant la limite des zones romaines . Les deux rives étaient le site préféré de ce groupement dont on ne sait ni quand ni comment il en délogea l'élément Gétule.
A la fin du VIIIe siècle,les Berghouata s'opposèrent à l'Islam sunnite et aux conquérants arabes et combattirent durant quatre siècles et demi toute autorité qui ne fût pas la leur. Salé fut donc durant une longue période le contrepoids sunnite que les Idrissides et les Zenata essayèrent de faire jouer pour contrebalancer l'influence rampante des Berghouata. C'est la raison pour laquelle ces derniers furent amenés, durant les périodes de forte pression idrisside et zénète, à transférer leur capitale à Zemmour. Mais Salé demeura inoccupée après la déportation des Idrissides par moussa ibn abi Alaafia en l'an ( 920 - 3132h ).
Quand aux Beni Ifren, des Zénètes qui étendirent leur autorité jusqu'au Tadla, limitrophe des Berghouata et des Masmouda, comme le signale ibn Khaldoun, il n'existe plus aucune trace de leur établissement à Salé. Durant de longues années, ils se relayèrent dans l'exercice de l'autorité à Fès avec les Meghraoua. Ils guerroyèrent aussi en permanence contre les Berghouata. Il n'en demeure pas moins que les premières familles andalouses qui s'établirent à Salé, y arrivèrent sous leur règne. Il en fut ainsi des Beni Khayoun, puis des Beni Achara qui étaient connus aussi sous le nom de Beni al Kassem, du nom d'un de leurs ancêtres. Le noyau initial de Salé était donc ainsi constitué. Mais on n'a pas trouvé trace du palais principal édifié par les Beni Achara, ni de leurs autres édifices. Cependant il est avéré que ce même palais servit de résidence au sultan almohade abdel-moumen ibn Ali chaque fois qu'il se rendait à Salé.
Ainsi le noyau de la population aristocratique de Salé au XIe siècle fut essentiellement andalou. Dès le XIIe siècle, la ville commença à connaître un développement remarquable dans les domaines économique, social et culturel. Des élites cultivées venues d'Andalousie s'y installèrent. La conquête almohade de Salé intervint en 1145. La ville était restée moins de 90 ans sous l'autorité des Almoravides.

Ces derniers laissèrent aussi leur empreinte à Salé comme en témoigne la mosquée Achahba' qu'ils édifièrent et qui est un indice du peuplement intense que connut Salé durant leur règne. De même son développement culturel et urbanistique connut un essor remarquable sous cette dynastie, puis sous les Almohades.
Les Almohades établirent des tribus beni Hilal transplantées de l'est de l'Afrique du Nord aux zones agricoles à proximité de Salé tant au nord de la ville qu'au sud et à l'est.
L'une de ces implantations se situe au-delà des espaces des Shouls sur la route vers l'oued Baht. Cet endroit était connu sous le nom de Fenzara, qui désignait une tribu Amazigh dont l'aire s'étendait sur une grande superficie jusqu'à l'actuelle Khemisset et ses environs.
Léon l'Africain décrivit Fenzara comme une grande ville d'une beauté remarquable avec, aux alentours, des vallées très fertiles. Il rapporta que Abou al-Hassan le Mérinide avait construit à l'extérieur de ses murailles des fontaines splendides.
Salé se distingue par la position médiane qu'elle occupe sur l'axe côtier entre le nord et le sud. Son arrière-pays est constitué des vastes et fertiles plaines de l'Azghar ( Gharb ) et de la Chaouia peuplées par des tribus de haute lignée, promptes à défendre les valeurs de la nation. Elle dispose, comme il a montré précédemment, d'un port bien protégé qui était considéré jusqu'à la fin de XIXe siècle comme faisant partie des ports de premier plan de Maroc, par l'intensité de son trafic d'import-export. Nombre de voyageurs y débarquèrent pour finalement choisir Salé comme résidence définitive. Ils étaient venus de Sebta, Tétouan, Tlemcen, Oran, Bejaya, Constantine, Tunis, Tripoli, et même de syrie et de Turquie. Des éléments européens s'y fixèrent également pour de bon en participant à l'enrichissement du patrimoine locale authentique. De même les liens permanents antre Salé et sa campagne à travers les âge, favorisèrent une harmonie, une connaissance réciproque et une imbrication d'intérêt, de sorte que les Slaouis furent amenés à acquérir des exploitations agricoles, azib, dans la campagne tout comme des riches notables des tribus environnantes furent intéressés par l'achat de la maison et de commerces dans la ville. Par la force des choses, ils s'installaient en ville pour s'y fixer pour de bon. Au fil des années, et fait de brassage constant entre les habitants de la ville, le tissu humain s'est homogénéisé pour donner une communauté partageant les même traditions, les même habitudes vestimentaires et les mêmes usages, jusqu'aux accents et tournures de langage.
Le brassage fut tel que la seule référence au passé se rapporte aux noms portés par certaines familles tels que Doukkali, Aouni, Sehli, Hssaini, Hasnaoui, Zemmouri, etc.., sans d'ailleurs que ces familles n'en tirent le moindre orgueil ou n'en ressentent le moindre complexe. Il arriva même que des gens de tribus possédassent des quartiers entiers fort bien situés, qui portaient leurs noms tels que les quartiers Qsatla, derrière la medersa mérinide, Saniat Hasnaoui entre la Kissaria et Souk al-Beldi. Nombre de ces Slaouis accédèrent à des rangs éminents dans les domaines de la science et en tant que notabilités dont le leadership et la prééminence sont unanimement reconnus. Il n'est qu'à citer l'érudit Ahmed ben Moussa Hamssassi, l'alem et magistrat Allal Thaghaoui Hasnaoui, l'historien Mohammed ben Ali Doukkali et l'alem Hatta Zemmouri.
Cette ouverture et cette diversité furent les traits marquants que ne manqua pas de relever Lissane Eddine ibn al-Khatib, le poète lettré andalou, dans Maqamat al- Bouldame, décrivant Salé comme une ville impressionnante par sa beauté et sa splendeur, une ville mariant avec harmonie les traits de l'urbanité et de la vie de campagne.
Au même titre qu'elle accueillit des éléments étrangers très divers, Salé vit émigrer nombre de ses familles et citadins parmi les plus nobles, vers d'autres cités marocaines telles que Fès, Meknès, Tanger, Marrakech, Al-jadida et Safi, ainsi qu'au-delà des frontière, en Andalousie, et dans les contrées maghrébine, mais aussi vers l'Egypte, et les Lieux Saints.
Certains de ces émigrants ont toujours gardé des noms qui rappellent leur filiation à la ville. Les ouvrages biographiques foisonnent de références sur les noms de célébrités originaires de la ville de Salé.
Ibn Batouta raconte dans sa Rihla avoir rencontré deux Slaouis, dont il loua la conduite: l'un à Venise et l'autre dans le fin fond du Soudan.
Les plus célèbres familles salaouies de l'émigration sont les Achour à Tunis, les Maâninou en Egypte, les Alamyine à Jérusalem et les Debaghiyine en Arabie Saoudite qui sont actuellement quelque 400 membres occupant d'éminents fonctions civiles et militaires.
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