Ce portail est maintenant disponible en tant qu’archive uniquement. Merci à tous ceux qui ont contribué à promouvoir le patrimoine culturel de la ville de Salé et du Maroc depuis 2002.

هذه البوابة متاحة الآن كأرشيف فقط. شكرا لجميع الذين ساهموا في تعزيز التراث الثقافي لمدينة سلا والمغرب منذ 2002
Accueil arrow Selwane arrow Patrimoine arrow Les Borj de Salé
 

 À propos de Selwane.com     Contactez-nous/Envoyer un article
Les Borj de Salé Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Cité Millénaire   

Les borj à Salé connurent un véritable essor sous le règne de la dynastie alaouite. En 1738 le gouverneur de la ville, Abdelhaq Fennich, en construisit un à Bab Sebta où il aménagea une dépendance. C'est la qu'il siégeait pour gérer les affaires de la ville et tranchait sur les questions qui lui étaient soumises. Le sultan sidi Mohammed ben Abdellah édifia en 1759 un bastion ou grande Skalla dans la fortification dite Borj Adoumoue qu'il truffa de canons en bronze et d'armements turcs. Elle est connue sous le nom de " Skalla al-Kadima ". Le sultan Moulay Hassan 1er aménagea sous cet édifice un borj au niveau du sol en 1884 dans les soubassements portant la Skalla.
Il y ouvrit des créneaux où il plaça des canons en direction des navires ennemis, le dispositif étant protégé par les soldats embusqués dans le niveau supérieur de la Skalla. Le sultan Moullay Abderrahmane ibn Hicham construisit aussi en 1853 dans la partie juxtaposée à la muraille nord-est donnant sur la mer, une autre Skalla dite " Skalla al-Jadida " ainsi qu'un borj imposant connu sous le nom de " Borj al-Kabir " ou " Borj Roukni ". L'enceinte entourant la ville est émaillé de tours aux formes variées et aux contours harmonieux, peu espacées les unes des autres. Le côté nord-ouest, donnant sur la mer fut laissé sans mur de protection, du fait que la Côte escarpée constitue en elle même une barrière naturelle protégeant la ville. Il en fut ainsi jusqu'à ce que le Sultan Moulay Yazid ben Mohammed ben Abdellah eut construit en 1790 une sorte d'enceinte dite Achbar qui consiste en un mur peu élevé mais très épais reliant la Sakalla al-Kadima et la Skalla al-Jadida.
Ce mur fut rénové par le sultan Moulay Abderrahmane ibn Hicham en même temps qu'il construisait la Skalla et le Borj al-Kabir. Il en augmenta l'épaisseur et y ouvrit des créneaux pour le déplacement des canons en direction de la mer. C'est ainsi que la fortification de la ville fut achevée des quatre côtes.
Près de Bab Maâlka se dresse une tour assez haute pouvant porter de l'artillerie. De l'autre côté des remparts, près de Bab Errih, est érigé le Borj al-Mellah.
Au fil des siècles, les murailles et les fortifications se sont effilochées ce qui amena les souverains du Maroc à les restaurer maintes fois, en particulier les sultans Sidi Mohammed ben Abdellah, Moulay Abderrahmane ibn Hicham et Moulay Hassan 1er.
Salé doit aussi à Moulay Ismail une stabilité due à la présence du "Jich Abid al-Boukhari ", une grande noire d'esclaves originaires du Soudan. Ils habitaient un camp fortifié près du marabout de Sidi Moussa que l'on appelait Casbah Gnaoua. L'appellation d'al-Boukhari vient du fait que le sultan leur faisait prêter serment d'allégeance sur un volume des traditions d'al-Boukhari, célèbre théologien. Ils pouvaient tout aussi bien participer à la défense de Bou Regreg que protéger Salé de mouvements séditieux ou d'incursions berbères. On reprocha aux Abids quelques libertés avec l'honneur et la vertu des femmes, et cette inconduite provoqua une réaction violente de la population. Un groupe se forma, avec à sa tête Abdelhaq Fennich, qui s'arma et, faisant fi du gouverneur, attaqua la Casbah Gnaoua. En 1738, les Abids s'enfuirent tandis qu'on incendiait leur fort dont les matériaux servirent à édifier les remparts de Salé. On n'en laissa que le mur d'enceinte et la Mosquées. Les Abids se regroupèrent à Mechra Erremla, près du Sebou, entre Salé et Meknès, où se trouvait une immense garnison qui comptait 70 000 hommes avec leurs familles et une forte communauté juive. On a comparé cette garnison à une immense ville où se procréaient les futures troupes du sultan dont les janissaires surveillaient la formation militaire.
La Casbah Gnaoua ou Guenaoua abandonnée servit au cours de la guerre de 1914-1918 au cantonnement de plusieurs bataillons de tirailleurs marocains qui y séjournèrent successivement en attendant leur départ sur les différents fronts de France ou d'Orient.
Aujourd'hui, elle se dresse, après trois siècles et demi d'abandon, dans son enceinte de pisé ocre éventrée, avec sa merlons renversés. Elle est poignante et triste dans ce paysage de sable, à quelques mètres d'une décharge sauvage. On aperçoit de grandes fleurs d'aloès derrières les murs éboulés.
Ses portes sont barricadées de misérables planches, et l'on chercherait vainement un gardien pour y pénétrer. C'est une partie de l'histoire de Salé qui s'effrite, abandonnée aux pluies, aux vents et aux rayons brûlants du soleil.

 

 

Source: Cité Millénaire

 

aaaaaaa

 
< Précédent   Suivant >

Selwane.TV||Reportages

Participez à la réussite de votre portail! 

Connectez-vous

Les oubliés des élections

Portail dédié au projet d'aménagement de la valée du Bouregreg
© 2003 - 2017 Selwane.com All rights reserved.
ayyoo | Selwane.TV | amwaj | settatbladi.org