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Les métiers à Salé Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Cité Millénaire   

les métiers du bâtiment concernent la construction des maisons particulières et des édifices publics tels que muraille , tours, citadelles, mosquées, medersas, hôpitaux, zaouïas et les sièges des services administratifs, entre autres. Les Slaouis apportent leur contribution à tous les stades de la construction, de la restauration ainsi qu'au renouvellement des métiers et arts divers, intervenant dans les gros oeuvres, le soutènement des plafonds, le revêtement, etc., Outre les éléments en fer tel que grille et cadenas. Les apports de l'architecture andalouse furent plutôt marquants dans les travaux du plâtre et du bois, de la mosaîque et du marbre. Les exemples les plus remarquables en sont la medersa mérinide et la zaouîa des Noussak. De façon générale, Salé a atteignit au XIVe siècle son apogée avec des villes comme Fès ou Meknès en matière de raffinement civilisation, et ce, à la faveur de l'assimilation de tout l'héritage architectural andalou.

Une partie des métiers manuels les plus pratiqués apparut durant la période romaine, et le reste à l'époque musulmane:

  • Le travail de bois :
    Il commença dès l'époque romaine, à moins qu'il n'y soit antérieure. Cette branche englobe la coupe des arbres en forêt, le secteur des chantiers navals, les bois de soutènement dans la maçonnerie, la menuiserie domestique, etc. Cette industrie se développa sou l'influence de l'Andalousie. Certains instruments en bois étaient même d'usage courant depuis l'époque carthaginoise telles que les norias ou les socles de bois rudimentaires. Au contact de l'induire au bois qui était florissante en Andalousie, cette branche se développa à Salé pour concerner l'architecture, notamment celle des édifices publics tel que mosquée et medersas. Elevé au rang d'art par les artisans, le travail du bois s'illustra particulièrement dans les oeuvres décoratives telles que moucharabiehs, motifs en bois sculpté enjolivant les plafonds comme on peut les admire dans la mosquée Attalaâ et la medersa mérinide. Les Slaouis se sont d'ailleurs rendus maître dans l'art décoratif du bois gravé, dont les coupoles des mausolées des saints patron de la ville donnent toute mesure .
    Dans la foulée de la création de la flotte almohade à Rabat, puis mérinide à Salé et Rabat, les Slaouis eurent l'occasion de donner toute la plénitude de leur art dans le domaine de la fabrication de bateaux de transports militaire et civil, de navires de guerre et de toute sortes d'embarcation, ce qui renseigne sur l'importance de la main-d'oeuvre qui y était employée.
  • La poterie:
    Salé s'adonnait aux métiers de la poterie depuis des temps reculés, puisque des objets des poterie datant des premiers siècles de l'époque islamique et aussi de l'époque romaine, y ont été découverts. Salé se distinguait avec Rabat par la maîtrise de l'art du "tazdij" qui donne une brillance et un chatoiement aux articles de poterie grâce au verre, à l'harmonie des couleurs et au motifs décoratifs dont étaient orné notamment les ustensiles et articles de vaisselle. Nombre de ces articles étaient destinées aux marchés des autres villes du Maroc en raison de quantités produites à Salé et le l'existence de multiples carrière sur les rives du Bou Regreg.
    Le poterie connut un déclin du temps du Protectorat, mais elle eut vite de retrouver son essor à la suite de l'accession du Maroc à l'Indépendance, offrant des articles nouveaux tels que tajines, l'objet en miniatures, figurines diverses et vases décoratifs.
  • La tannerie et l'industrie du cuir :
    A en croire l'historien ibn Ali Doukkali, Salé et Rabat ont toujours été à l'avant-garde des villes marocaines pratiquant la tannerie et le traitement du cuir, bien qu'aucun document historique ou indice matériel ne puisse être invoqué à l'appui de cette assertion.
    Ce qui certain c'est que Salé était parmi les villes les plus réputées dans la confection des sandales et autres chaussons. Elle aura probablement été la dernière ville où le port des chassons dits " arrihiya" s'est perpétué avant de tomber en désuétude. Il s'agit de chaussures noires portées par les femmes depuis l'époque de Moulay Ismaïl. Il existe à Salé et Rabat au cours du XIXe siècles quelque 350 fabriques dont les produits étaient exportés notamment en Egypte via l'Angleterre.
  • La fabrication des nattes :
    Cette profession est demeurée prospère jusqu'aux années 60 à cause de l'abondance du jonc qui en est la matière première, sur la rive du Bou Regreg. Une grande variété de couleur et de styles décoratifs caractérisaient les types de nattes utilisées principalement dans les maisons. Les variétés les plus usuelles étaient plutôt utilisées dans les mosquées, les zaouîas et les medersas. Des quantités importantes étaient exportées vers les pays européens.
    Salé s'est taillé une réputation dans ce domaine jusqu'à ce que la moquette vienne détrôner la natte et la condamner au déclin, sans oublier l'effet concurrentiel de la tapisserie devenu un phénomène généralisé après avoir été longtemps l'apanage des seules catégories sociales aisées.
  • Les textiles :
    Les métiers de textile incluent aussi les tissus que la tapisserie du fait qu'ils sont tous confectionnés à base de coton, de lin ou de laine. Cette branche connut son essor du XIVe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle périclita ensuite inexorablement au cours de la première moitié du XIVe siècle à cause de la profusion de produits textiles européens qui déclassèrent les produits locaux grâce à l'utilisation de procédés modernes basés sur la mécanisation, la production en série et le respect des normes de qualité. Du fait que les matières première utilisées dans la confection textile à Salé étaient disponibles sur place, le coût de production était peu élevé jusqu'à l'apparition des machines modernes. A titre d'anecdote, on rapporte qu'un marchand de Salé, vivant dans un pays d'Europe au début du XIXe siècle, s'était fait remarquer par la qualité au tissu de son costume; cela provoqua un tel intérêt qu'une fabrique de ce pays s'ingénia à en confectionner de semblables. Les chroniques attribuent à cet événement l'origine du déclin des produits textiles slaouis.
    Malgré la conjonction de ces facteurs négatifs, les unités de traitement de coton et de lin restèrent actives, et l'on comptait environ 600 fabriques au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Nous ne sommes donc nullement étonnés que Léon l'Africain ait rapporté au début du XVe siècle que la plupart des habitants de Salé travaillaient dans le textile. De même, Lissane Eddine ibn al-Khatib qualifia Salé, un siècle et demi avant lui, de "gisement de coton et de lin". Les fabriques de Salé produisent également le haîk dont se drapaient les femmes jusqu'après l'Indépendance.
    La femme slaouie est réputée pour les travaux de broderie et et de dentellerie qui donnent toute la mesure de sa dextérité et de sa maîtrise, à l'image de ce qui se pratiquait dans d'autres villes traditionnelles comme Rabat, Fès ou Tétouan.
    Le temps dont disposaient les femmes était surtout occupé par de tels travaux qui contribuaient au raffinement du goût outre leur finalité utilitaire dans la mesure où la femme au foyer et ses filles pourvoyaient aux besoins domestiques en draperies, serviette et autres linges de maison.
    Les jeunes filles promises au mariage faisaient aussi une large provision de ces articles de broderie raffinée. Il va sans dire que cet art porte indubitablement les marques de l'héritage andalou.
    Les fabriques de Salé produisaient surtout le lin (kettane) de haute qualité. Les Slaouis avaient un engouement pour les habits en lin, surtout ceux de couleur blanche qu'ils portaient plus spécialement lors des fêtes.

    Au début de ce siècle et dans les années 50, des témoignages révélateurs à cet égard, furent enregistrés par les centres commerciaux éparpillés sur une large étendue, allant de l'hôtel Askour jusqu'à la mosquée Sidi Ahmed Hajji, Souika, Derb Khyar et Blida. Partout dans ces lieux, s'affairaient des gens industrieux et actifs dans les différents métiers et professions. Ils comptaient parmi eux des éléments appartenant à des familles célèbres de Salé et des catégories de citadin modestes ainsi que des agriculteurs notoirement connus. Tous se côtoyaient dans l'harmonie et la concorde. On y trouvait des marchands d'épices, de tissus, des orfèvre, des marchands de sucre et de thé, tout comme des artisans tels que forgerons, menuisiers, tisserands, cordonniers, barbiers, etc.

    Les paysans disposaient également, eux aussi, de leurs emplacement particuliers où ils vendaient les produits de leurs vergers, sans oublier les bouchers, poissonniers, marchands de poulets, etc.
    Une grande agitation dominait ces lieux et tout un chacun laissait, malgré lui, gagner par ce grand affairement. Le passant avait toutes les peines du mode à se frayer un chemin dans ce tohu-bohu. Là, une vente à la criée battait son plein. Quelques mètre plus loin, une foule réunie autour des échoppes réclamait à être promptement servie.
    Dans ce monde de marchands, il n''y avait nulle place aux différenciations ou au clivage, les citadins cohabitaient avec les campagnards, les Arabes avec les Amazighs, les musulmans avec les juifs. La plupart des métiers étaient dominés par les musulmans mais les juifs avaient fait de certains métiers leur spécialité; surtout l'orfèvrerie et le travail du fil d'or.
 
 
 
 
 

 
 
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