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Musiques et chants à Salé Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Kenneth Brown   

Festivités à Sahat bab Lamrissa

On pourrait penser qu'au temps des Beni Achara, XIe siècle, la société slaoui était marquée par la rigueur et le conservatisme. Mais les chroniques signalent toutefois que ma musique et les chants n'étaient pas absents de la vie de la cité. Les Slaoui en étaient familiers dans réunions eu soirées. On en veut pour preuve le séjour du poète des mouachahates (poèmes chantés) ibn Bakki qui résidait à Salé chezle cadi Aboul Abbas Ahmed ibn al-Kasim ibn Achara et qui fit l'éloge de son bienfaiteur dans un célèbre mouachah. Mais, fait plus significatif, le cadiet seigneur de ce palais spmptueux qui se trouvait alors dans le quartier Attaaâ, d'après les assertions les plus fiables, accorda sa protection, pour une longue période, au poète Aboul Hassan ben Abi al-Homara, réputé pour son talent à composer la musique et à agencer les mélodies.
C'est pourquoi, on est fondé à se demander ce qu'il aurait pu faire d'autre, dans ce milieu social, que de se dévouer à son art musical auprès de ses bienfaiteurs Mais l'onpeut comprendre aisément que les circonstances imposaient la discrétion sur ce genre de loisir. Toutefois, ce qui fait la particularité de Salé depuis l'époque ancienne, c'est qu'elle a ètè le berceau de l'art du " Samae" (louanges et panégyriques chantés en choeur).
Dans cette ville, il y a plus de sept siècles, en effet, s'ancra la coutume de la célébration de l'Aîd al-Mawlid (fête célébrant la naissance du Prophète Mohammed, que la pière et la bénédication soient sur lui). Des soirées étaient ainsi organisées pour dire des louanges sous forme de partitions mélodieuses. C'est une tradition vénérable initiée et léguée à la postérité par le fqih Aboul Kassim al-Azfi, de Sebta.
L'histoire foisonne de références à ce propos. On citera l'ouvrage noufadatou al-Jirab ainsi que Al-Bayane al-Moghrib de Ibn Idhari. Des vagues d'arrivan,ts de diverses ethnies,doctrines, et obédiences choisirent Salé, à trvers les âges, comme destination et s'y fixèrent de manière définitive. Il va de soi, qu'à la faveur de ces apports, des chants, mélodies, traditions folkloriques et rythmes divers se mêlèrent à Salé pour façonner un cachet musical original et constituer un riche patrimoine participant à l'essor artistique de la ville. A l'époque contemporaine, avec notament l'apparition des moyens de transport modernes, entre les années 20 et 50 de ce siècle, Salé devint un pôle d'attraction pour des populations des diverses régions du Maroc : Souss, Daraâ, le Sahara...
Elles y apportèrent leur art, leur musique et leurs chants folkloriques. Les places de Bab Lakhmis et Souk al-Kabir, virent naître le chanson populaire marocaine moderne avec Houcine Slaoui, ainsi que le début du parcours artistique de deux chanteurs satiriques ambulants : Boujemaâ al-Farroj et Moulay Bouih. Les initiés savent parfaitement que les partitions musicales de ces deux artistes révèlent leur talent exceptionnel dans l'art de la composition musicale.
La ville de Salé est aussi un centre de rayonnement de la musique andalouse depuis les temps anciens, avant même les vagues de migrations andalouses. Elle est la ville natale du violoniste au talent inégalé en musique al-Ala, le regretté Mohammed Baroudi. Elle est aussi le berceau de tant de mîtres et artistes de l'art du malhoune : Cheikh al-Barri, Mohammed Chlih, Larbi Maâninou, Hassan Yacoubi, Cheikh Mohammed ben Ghanem, Cheikh ben Aissa.
Après le dernier de cette lignée d'artistes, le Cheikh Haj Mohammed Bensaid, que Dieu ait son âme et répande sa miséricorde sur tous ces vénérables personnages, les espoirs de perpétuer cet héritage se concrétisèrent en la personne de l'artiste, slaoui de naissance, de filiation et de résidence, Ahmed Sohoum.
Au chapitre de la musique philharmonique internationale. Salé fit éclore un talent qui connut la célébrité au plan international : Ahmed Sayyad. Avantlui, la scène artistique slaouie connut l'émergence de Mohammed Aboudrara, premier maestro marocain à prendre la direction d'un grand ensemble philharmonique.
Le répertoire de la chanson et de la musique au maroc foisonne de talentueux musiciens et chanteurs slaouis avec au premier rang le virtuose du kanoun Salah Charkaoui dit Cherki et les célèbres chanteurs Ismaïl Ahmed, que Dieu ait son äme, Maâti Benkacem et Mhamed ben Abdeslam.
En guise de conclusion, on rappellera ce vers célèbre du poète Mohammed ben Siwar al-Ichbouni en hommage à Aboul Abbas Ahmed ibn Kassim ibn Achra et qui, aufil des siècles, s'est imposé comme un credo : "J'aime Salé parce que tu es de Salé. Car tout ce qui est de Salé m'est cher".

 
Soirée célébrant l'Aîd al-Mawlid

 
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