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C’est
avec déception que nous avons lu la réaction du quotidien
Attajdid sur L’Boulevard des jeunes musiciens, celle-ci insistant sur
certaines « dérives » et omettant tout l’aspect bénéfique d’un
tel événement.
Décriant cette bouffée de liberté exceptionnelle
qu’est ce festival pour la jeunesse, c’est assez vainement que le journal
tente nous indigner en publiant des photos de jeunes Casablancais faisant
la « fête à leur manière ». Après tout, chacun est libre de ses comportements.
Il est assez
difficile de prendre au sérieux, les quelques témoignages recueillis par le
journal des habitants du quartier hassani, se plaignant d’avoir eu des troubles
du sommeil durant les quatre jours du festival. Rappelons que, respectant
les consignes de la municipalité, les concerts ont étés arrêtés chaque soir
à 11h (mis à part le dimanche à 12h). Et puis la partialité du journal
relève de l’évidence : est- ce qu’Attajdid a pris les témoignages des
habitants du quartier Hassan, Hay Nahda ou même du palace Hilton lors du
festival Mawâzine à Rabat? Et, qu’en est-il de l’avis des Souiris lors du
festival des Gnaouas ?
Déjà 9 ans
L’Boulevard renouvelle ses éditions, et cela malgré le fait que l’Etat
n’intervient quasiment pas, que ce soit dans l’organisation ou au niveau de la
sécurité. En effet, L’Boulevard est la seule manifestation publique qui
rassemble des milliers de marocains sans avoir les forces de l’ordre dans
le dos, la sécurité étant entièrement prise en charge par des agents privés
(saluons au passage l’efficacité de leur travail). Dés lors, on conçoit
facilement, que des esprits plutôt conservateurs (le mot
« conservateurs » est ici sans doute un euphémisme quant
il s’agit d’Attajdid) expriment des réticences face à ce
« trop-plein » de libertés.
Certes on peut
déplorer les abus d’alcool, ou la circulation de substances illicites parmi une
petite poignée de spectateurs. Mais que cela ne nous fasse pas oublier
toute la joie suscitée, par un festival dont la musique
sait toucher directement les jeunes (rap, heavy metal , electro, reggae
). Aujourd’hui, L’Boulevard est une grande famille ; quant bien même il
serait chassé du RUC et COC, il restera accueilli a bras ouvert dans tout le
Maroc.
Il convient
d’encourager le phénomène « L’Boulevard », qui offre à la
fois un exutoire pour la jeunesse et une opportunité pour les nouveaux
artistes de se faire connaître. Préférons donc, les « explosions
artistiques » du L'Boulevard des JM, aux explosions de corps du Boulevard My
Youssef.
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