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Pour cette 12ème édition, nous avons voulu marquer
le cinquantenaire de l’Europe au son du métissage musical, fondement même du
jazz et symbole de la diversité de l'Europe des 27. Résolument tournées vers le
rythme et la jeunesse, les 10 formations européennes invitées représentent un
mélange entre le jazz et les autres musiques actuelles et mêleront leurs
musiques avec celles, riches et variées, des artistes marocains invités.
Si nous n'avons pas pu répondre à la demande
spontanée de tous les musiciens européens de rencontrer des artistes marocains,
ceux qui en auront l'occasion ajouteront une corde supplémentaire au lien tissé
depuis longtemps entre jazz et musiques traditionnelles.
Détonnant! L'électro Jazz du suédois Goran
Kajfes se mêlera au son des percussions de l'incontournable Rhani Krija, revenu
d'Allemagne pour son public.
Insolite! Les mélodies amazighes du groupe
Inouraz adouciront l'énergie et la capacité d'improvisation du trio allemand EM.
Inédit! Voir Bernardo Sassetti, pianiste le
plus en vue au Portugal accompagner des jazzmen marocains: le quartet du talentueux
Karim Soussan.
Inoubliable! La rencontre du brillantissime
Erik Truffaz et son quartet avec les chants de Abderrahmane Dadi et le violon
du célèbre Abdellah El Miry.
Légitime! Quoi de plus normal que de voir le
Maallem Mohamed Chaouki et son groupe gnaoua, Ouled Abdi, véritable gardiens du
Chellah depuis des décennies, partager la scène avec le slammer britannique Anthony
Joseph, porte voix du jazz ethnique européen.
Instants magiques en perspective auxquels
s'ajoutent d'autres moments forts: Tomaz Stanko, l'un des plus beaux sons de
trompette au monde; Jef Neve, révélation jazz de l'année 2006; Francesco
Tristano, représentant d'une nouvelle génération de musiciens européens;
Kelomat ou le mélange de la composition et de l'improvisation libre; et enfin
Llibert Fortuny, impressionnant saxophoniste qui ne manquera pas de donner un
air de fête au finale de cette édition.
Symbole d’ouverture et de partage, Jazz au
Chellah continue d'accueillir les jeunes représentants de la nouvelle vague de la
musique marocaine, et invite le public à leur faire honneur sur la scène Jeunes
Espoirs samedi après midi. Généreux, il ira de nouveau à la rencontre d'un
public qui ne peut se déplacer à lui et organisera des rencontres musicales
improvisées et spontanées au cirque Chemsy, dans une prison et dans un hôpital
psychiatrique. Et enfin, solidaire, il fera don de ses recettes à une association
caritative.
La musique, et plus particulièrement le jazz, ont
pour vocation d'unir les hommes autour des valeurs du partage. Le Festival Jazz
au Chellah continuera encore à le démontrer par l'une des illustrations les
plus abouties du dialogue entre l’Europe
et le Maroc.
Bon festival !
Habib Achour & Majid Bekkas
Directeurs artistiques Europe et Maroc
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