Le Jaguarr clôture le festival de Casa, Joey Starr remplace IAM
Ecrit par Communiqué   

Le Festival de Casablanca clôturera cette édition « Casa Music » sur la scène Rachidi, avec l'enfant terrible du rap français, Joey Starr.
Suite à l'annulation de la tournée du mois de juillet du groupe marseillais de rap IAM, dûe à des problèmes de santé du chanteur Shurik'N, les organisateurs ont choisi Joey Starr, autre figure de proue de la scène rap. Dimanche 22 juillet à 22 heures sur la scène Rachidi, le rappeur français se produira, après le groupe meknassis H-Kayne qui jouera à 21h, pour une soirée de clôture 100% rap.

Celui qu'on surnomme Le Jaguarr, est un acteur majeur de la scène rap française. Joey Starr, alias Jaguarr Gorgone ou Double R, de son vrai nom Didier Morville, français d'origine martiniquaise, est né le 27 octobre 1967 à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis (France). Il crée, en 1989, le groupe NTM, avec Kool Shen, rencontré en 1983 dans le métro. Joey Starr, à cette époque, expulsé du domicile paternel, vivait « sans domicile fixe », taguant et breakant dans les couloirs du métro.

Le rap de NTM rencontre un succès rapide auprès du public, souvent issu de la banlieue. NTM, premier groupe français de rap engagé, devient un des rares porte-parole des quartiers. L'aventure NTM durera près de dix ans

Dans le monde du rap français, Joey Starr, le « bad boy » à la voix rocailleuse, est connnu pour ses démêlés avec la justice et pour ses textes francs et souvent provocateurs. Personnage controversé, Joey Starr incarne à lui seul la puissance médiatique et scandaleuse du rap français depuis le début des années 1990.

Son flow, puissant et complet, hérité du ragga, marque par son impact sonore. Au fil de sa carrière, ce débit a évolué d'une grande fluidité et d'une diction relativement précise à une plus grande force vocale jointe à un ton plus grave

A près de 40 ans, Joey Starr sort son premier album solo en octobre 2006, « Gare au Jaguarr », et amorce une grosse tournée française qui connaît un véritable succès. Album aux multi-facettes entre gangsta rap, reprise de classique de la chanson française ou rap plus balancé, Joey Starr offre ici un album spontané, où la guitare s'invite, donnant encore plus d'énergie à certains titres, comme « J'arrive », les thématiques, certaines très personnelles, comme les arrangements musicaux, sont le résultat d'un travail plus maîtrisé, plus mature. On y retrouve une facette rarement exprimée de Joey Starr, plus calme, plus réfléchie, comme dans la reprise d'« Avec ma gueule de métèque » de Georges Moustaki, où la voix se fait plus posée : « Avec ma gueule de métèque, ma ganache de nègre errant, toujours aussi réfractaire, à vouloir rentrer dans le rang, avec vous je serai franc, franc au possible... »

Rendez-vous donc le 22 juillet avec la « grande gueule » du rap !